Le parc de la Villette, à la croisée de Paris et de la banlieue, n’est pas seulement un lieu de loisirs : il constitue un microcosme où se rencontrent et se confrontent des dynamiques sociales et culturelles diverses. Traversé par le canal de l’Ourcq et ponctué d’institutions comme la Philharmonie ou la Cité des Sciences, il est à la fois carrefour urbain et espace de respiration pour des populations d’horizons variés.
Au nord, la banlieue dense abrite majoritairement des habitants issus des classes populaires, tandis qu’au sud, les arrondissements parisiens accueillent des familles plus aisées. Le parc devient un terrain commun où les frontières sociales se croisent, parfois s’effacent, laissant place à des interactions éphémères. Chaque geste, chaque déplacement raconte une manière d’exister dans l’espace partagé.
L’observation de ces instants révèle une altérité multiple : chacun s’approprie le parc selon ses codes, ses usages et ses besoins.
Pour le photographe, ces passages offrent l’opportunité de capter des fragments de vie et de documenter la manière dont les individus affirment leur présence dans un espace ouvert.
Dans ce parc, des vies se racontent dans les interstices, et la photographie devient un moyen de révéler ces singularités.
Le parc de la Villette agit comme un révélateur social, un laboratoire où se lisent contrastes, tensions et coexistences.
Mon travail capte ces instants, révèle la vie dans les marges et donne à voir ceux qui habitent l’espace autrement.























