Je découvre la photographie par le voyage, dans une approche instinctive et engagée. En 2015, une immersion de quatre ans au Proche-Orient m’amène à documenter les espaces en marge et les réalités sociales.
Je développe une pratique rigoureuse, attentive aux paysages humains et géographiques. La rencontre avec Didier Ben Loulou
m’initie à une temporalité lente et méditative.
Je m’intéresse aux exilés, aux présences et aux absences, à ceux qui vivent dans un entre-deux.
La rue, les communautés, les lieux liés à la terre sont autant de terrains de rencontre. J’y cherche des trajectoires humaines, des vies discrètes.
Mon travail tente de dépasser l’évidence et de faire émerger une part d’humanité dans ce qui échappe au regard immédiat.
Formé au tirage argentique par Thomas Consani au Central Dupon Lab, je poursuis cette pratique en chambre noire. Le tirage prolonge le regard, dans un temps de silence et d’exigence.
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